Coups de masse de 2018

Pourquoi une liste de mes coups de masse de l’année 2018 ?

Parce qu’il ne faut pas oublier.
Pour faire avancer les choses.
Question d’éviter de répéter les (mêmes) niaiseries.

Et si vous voulez, du beau, ne vous inquiétez pas. J’ai prévu le coup, haha !
(Faut pas juste chialer dans la vie, hein?
Par ici pour lire sur  Mes coups de coeur 2018


La grossophobie de Marianna Mazza

En mars dernier, Marianna Mazza s’est lancée dans un commentaire grossophobe cheap sur les gros(ses) passager(ère)s en avion…

Très décevant d’une femme qui en avait contre les « beach bodies » et ses « complexes trop présents » moins d’un an avant cette réaction sur Facebook ! Je me suis sentie particulièrement interpellée par cette attaque mesquine et anodine d’une grosse passagère. Parce que ça aurait très bien pu être… moi. Et que se faire ridiculiser dans les médias sociaux par une personnalité publique sans même le savoir m’a semblé particulièrement horrible.

Vous me connaissez, je n’ai pas pu m’empêcher de répondre

P.S. Saviez-vous que Sophie Durocher adore Mariana Mazza ? Ça ne s’invente pas…


Le commentaire de la mannequin taille plus Joby Bach sous le vidéo de Gabrielle Lisa Collard et Julie Artacho pour le Spécial Extraordinaire 2018 du magazine Urbania

Joby Bach, une des mannequins taille plus les plus connues du monde, est grossophobe. Elle croit que « les grosses devraient juste arrêter de se justifier du « pourquoi » elles sont et veulent rester grosses et simplement assumer leur mauvais mode de vie ». (Vous m’excuserez, j’ai corrigé les fautes dans la citation.)

Faudrait que quelqu’un lui rappelle que si elle est mannequin taille plus, c’est à cause de femmes, des Gabrielle et des Julie, et de toutes celles qui ont exigé des vêtements dans leur taille. Et qui ont exigé que ces vêtements soient présentés sur des mannequins plus curvy.

Je sais pas si Joby Bach connaît l’expression « mordre la main qui nous nourrit ». En jugeant et en discriminant à l’encontre des grosses, c’est au public qui la fait vivre qu’elle s’attaque. Et ce sont les marques qui l’embauchent qu’elle fait mal paraître.

(Cliquez l’image pour la voir en grand format)

Pour reprendre les mots d’un de mes tweets sur la question…
« Quand on vit aux dépens des grosses, Mme Bach, on essaie de faire preuve de gratitude. Ou on se tait. Mais cracher sur les femmes qui vous permettent d’exister (parce que même vous, vous êtes sans doute « la grosse de quelqu’un d’autre »), c’est UN MANQUE DE RESPECT IMPARDONNABLE. »

Par la suite, Bach s’est lancée dans une série de stories sur Instagram où elle s’en prenait à Julie Artacho qui avait dénoncé publiquement sa grossophobie…

P.S. Est-ce que je suis la seule qui trouve sa plug de son passage aux Francs Tireurs particulièrement cheap… ?


Quand l’acceptation de soi passe pour de la diversité corporelle…

À plusieurs reprises cette année, on a vu des magazines, des marques et plein d’autres projets surfer sur la vague de la diversité corporelle… tout croche. Notamment en confondant « diversité corporelle » et « acceptation de soi », deux choses en soi complètement différentes. Quand des femmes considérées comme « traditionnellement belles » – i.e. minces, féminines, jeunes, etc. – nous disent qu’elles acceptent enfin leur cellulite, c’est de l’acceptation de soi. Une personne « traditionnellement belle » dit qu’elle accepte ses petits défauts ? Petits défauts qui sont souvent invisibles pour le reste du monde ? Ça ne relève pas de la diversité corporelle.

Parce que même Gisele Bundchen, des fois, elle doit se trouver quelque chose de moche. Ce qui n’empêche pas la planète entière de (continuer à) la trouver magnifique. Et, entendons-nous, c’est la dernière personne qu’on associe à l’image de la diversité corporelle… parce qu’elle est la quintessence du standard actuel de beauté…

Pour en lire un peu plus sur le sujet, jetez un oeil à…
Faut qu’on parle de la (vraie) diversité corporelle


Mimi & August et le meme grossophobe

La compagnie montréalaise se targuait d’être inclusive des corps qui sont autrement ignorés… À un point tel que la compagnie s’est retrouvée nominée pour un prix IMAGE/in du groupe Équilibre. Un prix qui « félicite les entreprises québécoises en faveur d’une représentation saine et diversifiée du corps dans le monde de la mode, des médias et de la publicité. »

Sauf que… quelques jours avant le gala de remise des prix, la compagnie a publié un meme grossophobe sur leur page Facebook… #Fail

Et les Dix Octobre, Manal Drissi, Julie Artacho et compagnie n’ont (heureusement) pas tardé à réagir.  (Comme vous le voyez, j’y ai réagi aussi.) 

La compagnie a finalement effacé sa publication. Et publié un message d’excuses où on parlait de « maladresse à l’égard de la clientèle ». Ah oui… Et ils ont (discrètement) retiré leur nomination au prix IMAGE/in.

Je déplore profondément l’absence totale de responsabilité des personnes en charge de la marque. Mimi & August a-t-elle autant à coeur la diversité corporelle que son message le prétend ? J’en doute. Sinon, la compagnie aurait naturellement – mais surtout, RAPIDEMENT – réalisé que cette publication n’aurait jamais dû voir le jour.


La bonne nouvelle dans tout ça…

C’est qu’en 2018, on a dénoncé ces situations. Que les femmes ont choisi de dire « ÇA SUFFIT ! ». Que, collectivement, on commence à trouver ça anormal d’être ridiculisée, écoeurée, discriminée à cause de notre tour de taille.

Il y a 10 ans, est-ce que ces réactions auraient été possibles ?
J’en doute.

Et ça, ça me donne beaucoup d’espoir pour 2019…

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